jeudi 11 octobre 2012

De la grande visite à Kitimat !

À la fin du mois de juin, dès la fin des classes, nous avons eu droit à de la grande visite provenant du Québec. Mes beaux-parents sont venus passer 3 magnifiques semaines avec nous cet été. Quel magnifique souvenir, autant pour les grands-parents, que les parents et les petits-enfants !

Mais juste avant de partir pour l'Alaska, une petite visite des environs s'imposait !


Un résumé de nos quelques jours dans la région de Kitimat…

Un incontournable dans le coin, à environ 2 heures de route de Kitimat, Lava bed. Un peu au nord de Terrace, il est possible de visiter un ancien volcan. Un pique-nique s'impose à Lava lake (nom donné au lac qui s'est formé après que la lave ait bloqué la rivière.), une petite balade dans le coin, ou encore une visite des chutes, pour terminer par une marche dans Lava bed (territoire de plusieurs kilomètres carrés, composé de lave éteinte et asséchée). Nous y sommes allés à deux reprises et à chaque fois, nous avons adoré!



Toute la petite famille (excluant moi qui est derrière la caméra) devant une des chutes près de Lava bed.












Nous avons pique-niqué à Lava Lake et comme vous pouvez le constater, le niveau de l'eau était très haut!







Vetter falls, toujours dans la région de Lava bed. Mon Homme était pas mal fier de sa photo. Remarquez l'effet ruban de l'eau dans la chute.















Je vous mets au défi de prononcer sans vous tromper le nom de l'endroit mentionné dans le bas de la pancarte!




Je vous jure que lorsque le ciel est bleu, derrière les nuages tout au fond, il y a une magnifique montagne! (Lava lake)





 Lava bed, le contraste entre la pierre volcanique et les jolies montagnes au loin...




Petite promenade dans Lava bed… Oui, je confirme, il ne faisait ni beau, ni chaud!


Jolies petites fleurs qui poussent dans la pierre volcanique.


Voici un autre exemple de végétation que l'on retrouve à Lava bed.



Des heures de plaisir pour mon petit homme...




Toujours à Lava bed…








À environ 25-30 minutes de route de Kitimat (direction Terrace), la plage de Lakelse lake



Je vous jure que lorsque c'est ensoleillé et que le mercure grimpe un peu, 
l'eau n'est pas si froide que ça… C'est même agréable ! (Lakelse lake)












Du gros bonheur ! Un bon bouquin, un beau paysage et la sainte paix!  (Lakelse lake)




En plus du camping, on y retrouve sur la plage toutes les commodités nécessaires tels que toilettes publiques (non chimiques!!!), aire de jeux pour les enfants et des tables à pique-nique protégées de la pluie! (Lakelse lake)

Après ce beau weekend, grand départ pour l'Alaska ! À suivre prochainement sur notre blogue...

lundi 7 mai 2012

Il était une fois, une voiture...


Lorsque nous avons déménagé à Kitimat, à la suite de rapides calculs, nous avons décidé qu'il était plus avantageux de mettre la voiture sur un camion qui allait nous la livrer à Terrace en Colombie-Britannique. Ça nous permettait aussi d'y ajouter quelques trucs légers sans grande valeur car rien n'était assuré. Ça nous a toujours semblé être la meilleure chose à faire jusqu'à il y a quelques semaines…

La voiture a brisé. Panne totale. Rien ne fonctionnait. Heureusement, c'est arrivé à Kitimat. Remorqueuse le lundi soir. Verdict du garage de Kitimat 2 jours plus tard: il y a une pièce de brisée qui doit absolument provenir du concessionnaire, surtout qu'elle est encore sous la garantie. Le hic ? C'est que le seul concessionnaire dans les environs est à Prince Georges, à environ 9 heures de route !! Note à nous-même: lors du prochain déménagement, avant de décider de faire livrer notre voiture, vérifier s'il y a un concessionnaire dans les environs ! 

Constatant que le cas serait tout sauf simple, nous avons rapidement décidé de louer une voiture à nos frais le temps de la faire réparer. Mettons que nous n'avions pas trop le choix ! Heureusement que nous avions décidé de louer ce qu'il y avait de moins cher à Kitimat puisque nous en avons finalement eu besoin durant plus de 2 semaines! 

Donc, récapitulons, le lundi, panne. Mercredi, le verdict du garage.  Le jeudi, location de la voiture. Le vendredi, entente avec le service à la clientèle du fabricant pour faire livrer la fameuse pièce à Kitimat et autoriser le mécanicien à faire la réparation en promettant de passer prochainement à Prince Georges chez le concessionnaire pour mettre à jour l'ordinateur de la voiture.  Le lundi, livraison de la fameuse pièce. Le mardi, réparation et 2e constat: Ça ne fonctionne toujours pas ! Mosusse ! Ça aurait été trop beau pour être vrai !!!

Et là, ce fut le début de longues discussions entre le garagiste, mon Homme (Là, je dois avouer publiquement que dans ce dossier, il a été impeccable !) et les gens du service à la clientèle pour décider du sort de notre voiture et de nos finances personnelles… Mardi, mercredi, jeudi pour finalement en venir à une entente. Le concessionnaire a finalement remorqué la voiture pour la réparer eux-mêmes à Prince-Georges mais il refusait de payer en totalité la facture de la remorqueuse qui s'élevait à 1500$ (1000$ pour eux, 500$ Ouch ! pour nous !). Mon Homme s'est dit : " Go ! On n'a pas le choix et on verra ben plus tard si on peut trouver un autre arrangement. ". De toute façon, on ne pouvait pas l'amener nous-mêmes en roulant, encore moins en la poussant !!  Évidemment, nous avions réalisé que si ça coûtait 1500 $ de remorqueuse pour l'aller, que ce serait le même prix pour le retour… Cauchemar…

Le lundi suivant, verdict finale, il y avait aussi 2 autres pièces de brisées, tous garanties. Fiouf ! On va au moins sauver sur les pièces et la main d'oeuvre !!

Entre temps, nous avions décidé, même s'il est très rare qu'une voiture brisée nécessite absolument d'être réparée chez le concessionnaire, de la leur vendre, si le prix offert en valait la peine  Ainsi, ça nous évitait les coûts de la 2e remorqueuse pour le retour qui planait toujours au-dessus de nos têtes...

Finalement, leur offre était satisfaisante. Il faut savoir que les prix des voitures usagées ici sont beaucoup plus élevés qu'au Québec. Nous avons découvert plus tard que notre voiture a été annoncée au même prix de vente que ce que nous avions payé en 2010 !! 

Le propriétaire du concessionnaire possédait aussi d'autres concessions à Prince Georges, de marque différentes.  Nous avons donc fait un échange de véhicule pour une marque dont le concessionnaire était  à Terrace. Évidemment, comme elle était 1 an plus récente, avec beaucoup moins de kilométrages, nous avons dû payer une petite différence mais la beauté de la chose, c'est qu'elle nous a été livré gratuitement par quelqu'un qui a fait gentiment le 9 heures de route pour nous !

Bizarrement, il n'a plus jamais été question par la suite de rembourser le remorquage… Et nous nous sommes dits que c'était au garagiste de Kitimat de se faire payer par eux tel qu'entendu. Et notre mésaventure s'est arrêtée-là… Fiouf ! Finalement, on s'en est assez bien tiré !

mercredi 28 mars 2012


Vue au sommet de Shames… WOW! WOW ! WOW !


Vue à partir de la route au retour de Shames… De toute beauté !


Encore une vue du sommet…Des montagnes, encore des montagnes !

mardi 27 mars 2012

L'hiver à Kitimat !

L'hiver à Kitimat, il neige en sapristi ! La neige a commencé à se pointer le bout du nez, tout juste un peu après l'halloween. On m'a assuré que c'était inhabituel sauf que déjà fin novembre/début décembre, on était tous très écoeurés de pelleter régulièrement plusieurs fois par jour ! C'est vraiment impressionnant la quantité de neige qui peut tomber ici. Par chance, en décembre, il y a eu une petite accalmie. Comme la température oscille toujours autour de zéro (mis à part, à ma grande surprise, une semaine extrêmement froide en janvier, -38C, -41C avec le facteur éolien !), les précipitations passent régulièrement de la pluie à la neige. Le poids de la neige devient un facteur important à surveiller pour les toitures de maison. Par contre, les gens sont habitués à la neige. Une tempête qui paralyserait Montréal pour quelques jours, passe pratiquement inaperçue ici et les écoles sont pratiquement toujours ouvertes.




Comme la météo est souvent imprévisible en ce moment de l'année, il n'est pas rare que l'avion qui fait le trajet Terrace-Vancouver soit annulé. Nous avons entendu toutes sortes d'histoires de gens qui sont restés coincés à Vancouver de 1 à 3 jours, ou encore d'autres qui ont finalement atterri plutôt à Prince-Rupert (à 2h de route de Kitimat) ou encore à Prince-Georges (9h de route de Kitimat) et qui ont été reconduits par la suite en autobus. Il arrive même parfois que les passagers fassent tout le trajet Vancouver-Terrace (environ 2h de vol), tente un atterrissage, pour finalement refaire le trajet en sens inverse pour mieux essayer plus tard ou le lendemain sans un succès garanti ! Un cauchemar ! Rien n'est finalement assuré tant que les roues n'ont pas touché le sol ! Comme nous retournions au Québec pour le temps des fêtes, ça nous a inquiété beaucoup mais finalement, la chance a été des nôtres ! Nous avons pu faire le trajet aller-retour du premier coup !  Un vrai miracle !

Par contre, une belle surprise nous attendait à notre arrivée ! La veille de notre retour à Kitimat, il y avait eu une tempête qui avait laissé derrière elle 50 cm de neige au sol ! C'était quelque chose à voir ! Ce fut aussi toute une expérience que de retrouver sa voiture ! Par chance que l'équipe de déneigement de l'aéroport était encore sur place car tout ce que mon Homme avait pour déneiger était une toute petite pelle jaune pour jouer dans le sable !!!




Heureusement, en hiver, il y a plein d'activités agréables à faire (Évidemment, s'il ne pleut pas !!!) comme la glissade gratuite au terrain de golf, la raquette mais surtout le ski de fond à Onion lake (très jolis coin, club de ski accueillant et convivial) et le ski alpin à Shames (environ 1h15-1h30 de route à Terrace) ou encore à Smither's, la plus grosse montagne dans la région, à environ 3h de route. Shames est une montagne qui a été développée par un homme d'affaires riche et probablement aussi un grand amoureux du ski alpin. Malheureusement, l'an dernier, cet homme a pris sa retraite et a décidé de ne plus s'occuper de cette montagne. Heureusement, des gens du coin se sont regroupés pour créer une coopérative  (http://friendsofshames.ca ) et tente de conserver la montagne opérationnelle. Nous avons pu en profiter pleinement cette hiver puisque nous y sommes allés régulièrement les fins de semaine. Les enfants ont appris à skier. En fait, ce fut ski pour les filles et planche à neige pour les garçons. Excellent endroit pour apprendre. Pas trop achalandé, larges pistes de différents niveaux. Que l'on soit débutant ou expert, il y a selon moi de quoi y avoir du plaisir mais que dire de la vue ! À couper le souffle ! 



De la tire d'érable à Kitimat !

Durant l'hiver, pour amasser de l'argent, le Parents for French Committee de Kitimat (www.cpf.ca), qui aide à la survie du programme d'immersion française, organisent différentes activités dont celle du Sugar Shack ! Et bien oui, nous avons vendu de la tire d'érable ! Et pas n'importe laquelle, celle faite avec amour et cuit au four à micro-ondes ! En tant que bénévole, j'ai eu l'occasion d'expérimenter la chose et croyez-moi ça fonctionne mais pas à tous les coups ! Trop cuit, ça devient un suçon, pas assez, la neige l'absorbe ! J'ai adoré mon expérience en grande partie grâce à la gang du comité qui est très sympathique.  À chaque fois, le Sugar Shack a eu beaucoup de succès ! J'ai aussi été très étonnée à quel point c'était méconnu des anglophones. On vient peut-être du même pays mais on ne semble pas se connaître tant que ça ! Mais ça c'est un tout autre sujet…




jeudi 12 janvier 2012

10 raisons d’aimer Kitimat !

Bon ça y est. Je me sens coupable. Comme malgré tout, j’aime ma nouvelle vie ici, je me sentirais un peu malhonnête de ne pas montrer aussi le bon côté de vivre à Kitimat ! Ironiquement, j’ai eu plus de facilité à écrire celui-ci que le précédent... Vous aurez même droit à des raisons bonus !

Alors voici pour vous, 10 raisons d’aimer Kitimat !

1- Ne serait-ce que pour la beauté de ses montagnes. Peu importe la saison, elles sont toujours magnifiques!

2- Pour le plaisir de reconnecter avec la nature, de laisser le stress et le bruit de la ville de côté…

3- Pour le plaisir de n’être JAMAIS pris dans le trafic ! Tout est toujours à 10 minutes environ. Pas de trafic = un gain énorme en temps ! Sans l’ombre d’un doute, si vous habitiez une grande ville, c’est une des premières choses que vous allez aimer avec un grand A !

4- Pour le plaisir de jouir du soleil estival jusqu’à parfois 22h-23h !

5- Pour le plaisir d’aller pêcher plusieurs mois par année ! Dans la rivière Kitimat, on retrouve une grande quantité de délicieux saumons. Une destination touristique incontournable pour les pêcheurs dans l’âme !

6- Aussi, pour le plaisir de chasser le caribous ! Je ne peux pas en dire plus, car pour moi c’est carrément : «Non merci !»

7- Pour le plaisir de partir en Hiking. Il existe plusieurs endroits magnifiques où il est possible de s’y promener et d’y pique-niquer mais il faut être capable de vivre avec la possibilité d’y rencontrer des ours !

8- Le plaisir de jouir de la merveilleuse piscine de la ville avec sa glissade (même un peu épeurante pour les adultes), ses pataugeoires, sa rivière, son spa et son sauna. À faire pâlir de jalousie plusieurs autres grosses villes canadiennes !

9- Pour le plaisir de profiter de ses 43 km de chemins bétonnés à travers la ville. Le plaisir d’y marcher mais attention aux poupous de chien, malheureusement très fréquents ici.

10- Ne serait-ce aussi pour l’accueil chaleureux des habitants de Kitimat et la solidarité qui existe ici entre les gens


Deux raisons BONUS :

11- Une raison BONUS ! Sa proximité (env. 2h de route) avec Prince-Rupert où il est possible d’y voir des baleines, des lions de mer, etc. et ça proximité à l’Alaska IL faut par contre voyager à bord d’un traversier.

12- Une 2e raison BONUS : Ses nombreuses activités de loisir familiales organisées  par la ville très souvent gratuites ou peu dispendieuses.

mercredi 11 janvier 2012

Tout ce qu’il faut savoir pour survivre à Kitimat… En 10 leçons !


1- Se procurer des bottes de pluie et un bon imperméable ! Un must ! Et pas juste pour les enfants !

2- On l’a déjà dit mais ça vaut la peine de le redire car c’est malheureusement vrai ! Il ne faut pas attendre qu’il fasse beau pour faire des activités à l’extérieur.

3- Ne JAMAIS laisser ses vidanges à l’extérieur de la maison ou du garage, sauf évidemment le matin du ramassage des ordures car ils feront le délice des ours et le malheur de ceux qui doivent tout nettoyer après!

4- Je ne suis pas une experte en ours mais les recommandations entendues et lues à ce sujet nous suggèrent tous de ne pas crier, ni courir si on voit un ours mais de ne pas non plus jouer à la victime trop effrayée. Aussi, il ne faut jamais leur tourner le dos. Il est important de savoir que le grizzly est beaucoup agressif et imprévisible que l’ours noirs mais qu’il se tient habituellement davantage dans les hautes montagnes !

5- Ne pas hésiter à se procurer une clochette et à faire du bruit lors des sorties en forêt car ça vaut mieux que rien ! On recommande aussi le poivre de cayenne en vaporisateur ! Ça peut aussi être utile face à un ours ! Certains vont même jusqu’à recommander d’apporter un fusil, au cas où ce serait plutôt un grizzly devant vous !

6- Ici, la neige de la rue est soufflée sur les terrains, alternativement d’un côté et de l’autre. Si durant l’hiver, la neige a été abondante, à un point tel qu’elle cache les maisons, il est très important que personne ne soit à l’extérieur, ni ne se tienne devant une fenêtre lorsque la souffleuse projette la neige… La puissance du jet de neige peut casser une vitre et même traverser une partie de la maison !

7- Même s’il ne semble pas avoir beaucoup neigé, il est préférable de ne pas attendre pour pelleter car la neige malheureusement 9 x sur 10, est très lourde. Et très souvent,  dans une même journée, la neige se transforme en pluie et vive versa. Mais ça fait des beaux bonhommes de neige pour quelques heures !

8- En hiver, ne jamais rouler trop prêt des autres voitures car ici ce n’est pas du sel qu’ils mettent sur les routes mais de petites roches ! Attention à vos pare-brises !  Quelqu’un nous a même parlé qu’il existe apparemment une promotion ici, qui donnerait droit, après un certain nombre de pare-brises endommagés, à une réparation gratuite ! Comme les cartes pour un café gratuit !! On se demande encore si c’est une blague…

9- Il faut absolument se familiariser avec les achats par Internet car ici, surtout pour les vêtements, vous aurez rapidement fait le tour !

10- Il faut se préparer mentalement, surtout en hiver à ne pas pouvoir voyager en avion les jours prévues…J’ai entendu toutes sortes d’histoires de gens qui sont restés bloqués à Vancouver parce que l’avion n’arrivait pas à atterrir à Terrace ou encore d’autre qui ont finalement atterrit à Prince-Rupert ou à Prince-Georges et se sont fait reconduire en autobus par la suite… Il faut être prêt à tout même après 2h de vol dans un petit avion à hélice, à vivre une tentative d’atterrissage infructueuse et qui signifiera un retour au bercail pour un  autre 2h dans le même petit avion bruyant sans télévision et repas complet !

lundi 12 décembre 2011

Nechako, St Anthony's ou Kildala ?

Je vous avais promis de vous parler des écoles de Kitimat.  Choses promises, choses dues ! Il faut savoir qu'ici, il se passe la même chose qu'à plusieurs endroits au Canada, la population décroit. Donc, moins d'enfants = fermeture d'école et c'est pour cette même raison, que l'école primaire Roy Wilcox a été fermée l'an dernier. Au niveau élémentaire, il ne reste donc comme choix ici, que Nechako (anglophone), Kildala (anglophone et immersion française) et l'école privée religieuse St Anthony's.

Ayant un conjoint athée, St Anthonys n'a même pas été considéré dans les options possibles pour nos 3 enfants. Je n'ai pas été difficile à convaincre, surtout que ça coûte 2 000 $ / année par enfant.

Pour ce qui est de Nechako et Kildala, il nous fallait seulement décider si nous souhaitions que nos enfants poursuivent leur études en français ou en anglais. Je dois rappeler que nous ne disposions que de 2 semaines pour faire nos recherches sur les écoles et prendre une décision. Évidemment, ça a influencé notre choix que nous regrettons un peu... Nous nous disions que ce serait surement plus facile pour les enfants de s'adapter si l'école était en français, puisqu'ils n'avaient pas le temps de se familiariser avec leur nouvel environnement (ville, maison) et de se faire des amis avant de commencer l'école. Nous sommes arrivés seulement 5 jours avant le début des classes.

À la grande surprise de plusieurs ici, nous avons inscrit les enfants en immersion française à Kildala. Et à notre grande surprise, nous avons constaté qu'il n'y avait aucun autre enfant québécois dans ce programme. Nous en avons vite découvert les raisons. La majorité des familles québécoises qui sont ici, le sont parce qu'un ou les deux parents travaillent pour Rio Tinto Alcan. La compagnie paie des cours de rattrapage en français aux enfants et d'anglais aux parents. Par contre, la principale raison, outre le fait que nous souhaitons tous que nos enfants deviennent bilingues, est que la qualité du français enseigné ici laisse franchement à désirer.

Dans notre cas, nous avions choisi l'immersion française parce que nous souhaitons ardemment que nos enfants soient capables en premier lieu, de bien écrire en français. On se disait qu'ils apprendraient de toute manière l'anglais avec les amis durant la récréation et l'heure du diner. Par contre, nous étions loin de nous douter que la qualité du français enseignée à Kildala serait de moyenne à passable ! On ne parle pas ici de quantité de matière qu'ils apprennent à comparer aux écoles québécoises. Nous doutions déjà qu'ils étaient en arrière puisqu'ils enseignent majoritairement à des non francophones. Nous avions donc apporté des cahiers d'exercices et avons établi des programmes à suivre pour compléter leur enseignement du français.  L'important pour nous, c'est qu'ils ne soient pas trop en retard à leur retour au Québec dans leur école francophone. Retour qui pourrait avoir lieu dès l'an prochain ou plus tard.

C'est la qualité du français enseignée ici qui est discutable. Non seulement, ils sont en retard dans le programme mais en plus ils l'apprennent aux enfants en faisant eux-mêmes des fautes. Surtout à l'oral entre autres pour l'utilisation du féminin et masculin qu'ils n'ont pas en anglais. Ça passe pour un anglophone qui désire apprendre le français mais pas quand ton français est meilleur que celui du professeur ! Nous le remarquons surtout en 4e année avec notre fils car le niveau de difficulté de la langue est plus avancé. J'en vois souvent mais je dois, pour le bien de ma santé mentale, en laisser passer quelques unes ! Je dois aussi faire attention à ne pas trop m'en plaindre car mon fils a tendance à défendre son professeur qu'il apprécie. D'autant plus que ce n'est pas un mauvais professeur, loin de là.

En voici quelques exemples:
-Le nombre de fois que je vois des accents ajoutés à la main où il ne doit pas y en avoir à cause du clavier anglais qui n'en contient pas comme dans «Chèrs parents !»
-Des questions d'examens qui sont mal écrites ou mal traduites mais qu'heureusement, mon fils arrive à comprendre…Exemple parmi les pire: «Je fais le beau tournes avec me lettres en…». Probablement traduite avec l'aide de l'internet à partir de «I make nice curves with my letters in…».  Je ne sais pas comment mon fils a réussi à trouver la bonne réponse qui était… Attention…Roulement de tambour : écriture cursive !!!
-Des anglicismes accordés comme «patternes canadiennes…» ou «Expectation au lieu d'attente»
-De nouveaux mots de vocabulaire de Noël tel que Madame Claus ??? Qui ? Est-ce mère Noël ? Dans lequel on y retrouvait «Lait de poule» ? C'est très anglais le lait de poule…Ce n'est pas dans nos traditions québécoises de consommer du lait de poule à Noël.
-Ma fille qui est en maternelle est revenue dernièrement à la maison en chantant « Joyeux noël et bon année! » à prononcer sans liaison avec le "n".
Et j'en passe…

J'ai offert au professeur de mon fils de 4e année de lui donner un coup de main gratuitement pour corriger ses questionnaires en français. Elle a gentiment refusé mon offre car elle n'était pas confortable avec cela entre autres parce qu'elle ne prépare ses activités du lendemain que la veille. Tant pis ! Je ne lui en veux pas. Elle est jeune, énergique et motivée et je sais qu'elle fait son possible…

Ce qui  nous amène à penser que tant qu'à apprendre mal le français, vaut peut-être mieux miser sur l'anglais ?


Est-ce que le Québec et la Colombie-Britannique font vraiment partie du même pays ?

Je fais seulement une petite parenthèse sur le sujet car c'est un tout autre dossier et ça pourrait faire à lui seul l'objet d'un autre texte ! J'ai quelques amies qui sont professeurs ou infirmières d'expériences et certifiées au Québec, qui ont essayé sans succès de travailler ici. Dans les deux cas, leurs diplômes et compétences n'ont pas été reconnus… Elles auraient fait d'excellents professeurs en immersion française à Kildala mais bon…Elles n'y arrivent pas, probablement à cause du protectionnisme des syndicats des enseignants et enseignantes de la Colombie-Britannique. J'imagine que c'est aussi un peu la même chose au Québec... Dommage car il me semble que nous vivons dans le même pays…Du moins, c'est ce que je pensais...